Infovaticana
AU SYNODE, L’ARCHEVÊQUE DE SYDNEY DEMANDE PARDON POUR LA LAIDEUR DES LITURGIES OFFERTES AUX JEUNES
a1, Brèves

AU SYNODE, L’ARCHEVÊQUE DE SYDNEY DEMANDE PARDON POUR LA LAIDEUR DES LITURGIES OFFERTES AUX JEUNES

Redaction
10 octobre 2018

« Les jeunes sont sensibles à la qualité de la liturgie » (Instrumentum laboris, 187)

Le synode des jeunes se tient actuellement. Sans présumer, en bien ou en mal, de ce qui sortira d’une éventuelle exhortation post-synodale, on ne peut toutefois pas passer sous silence le malaise d’un certain nombre de jeunes qui ont le sentiment que leurs aspirations n’ont pas été écouté lors des travaux préparatoires. Depuis la publication du Document final de la réunion pré-synodale tenue à Rome en mars 2018, de nombreux jeunes ont en effet ressenti le besoin d’intervenir publiquement, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, pour dire que « en matière de liturgie et d’orthodoxie, le document synodal a ignoré nos voix » (article du Catholic Herald du 30 mars 2018).

En ce sens, l’intervention de Mgr Fisher, archevêque de Sydney, est une bonne nouvelle car elle démontre qu’au moins un des pères synodaux les a entendues.

Les vibrantes excuses de Mgr Fisher

Lors de son intervention devant le synode, Mgr Fisher a en effet demandé pardon aux jeunes pour les nombreuses fautes de l’Église à leur encontre, en les invitant toutefois à « ne jamais renoncer à Jésus à cause de nos échecs ». Parmi ces fautes (les abus sexuels et leur dissimulation, les « prédications médiocres », le renoncement « à générer de nouvelles vocations », etc.), le prélat australien a aussi cité les « liturgies manquant de beauté ou peu accueillantes ».

Voici exactement ce qu’il a déclaré à ce sujet : « Pour toutes les fois où nous vous avons sous-estimés, en ne vous encourageant pas à vivre héroïquement votre appel baptismal à la sainteté et au chemin pascal menant à la vie par le renoncement à soi-même ; pour toutes les fois où nous vous avons fourni trop peu de soutien, pastoral ou autre, vous laissant vivre seuls avec votre foi et vos idéaux dans un monde sécularisé et souvent cynique ; pour toutes les fois où des liturgies laides ou peu accueillantes n’ont pas réussi à vous inspirer ou à vous inclure ; et pour toutes les fois où l’on vous a refusé les trésors de l’examen de conscience, de la réconciliation, de l’adoration, des pèlerinage, des pénitences et des dévotions de l’Église : je vous demande pardon. »

La liturgie comme soutien puissant pour nous accompagner à « vivre héroïquement » notre vocation à la sainteté mais aussi comme nourriture de notre foi dans un « monde sécularisé et souvent cynique » : prions pour que les mots de Mgr Fisher réchauffent les âmes des jeunes troublés par la complexité et l’opacité du processus synodal et, surtout, réveillent celles de ses confrères qui croient encore que seule la dimension festive de la liturgie peut attirer les jeunes au pied de l’autel.

 

Redaction