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L’ordre de la pénitence
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L’ordre de la pénitence

Redaction
14 janvier 2019

L’Épiphanie célèbre la venue des Rois Mages à la crèche auprès de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. S’ils représentent effectivement la diversité des peuples de la Terre, il ne faut pas oublier qu’ils accomplissent un office typiquement franciscain : celui de l’adoration de notre Sauveur qui se manifeste dans la pauvreté.

Saint François a épousé Dame Pauvreté – comme il l’appelle lui-même – pour pouvoir imiter Notre Seigneur et sa Très Sainte Mère. Pour lui et ses fils spirituels il s’agit là du chemin préparé par le Seigneur pour s’unir à Lui. Dans cette logique, il n’y a pas de compromission possible avec le monde ou avec le temps : tout est ordonné au Paradis et à l’Éternité. Que faire alors du monde et du temps qui est le lot de l’humanité ? Tout d’abord rappeler que nous vivons aujourd’hui une humanité déchue, qui ne peut faire abstraction du péché originel et que seul Dieu sauve par le don de sa grâce. Ensuite toujours suivre l’exemple de saint François : celui de la pénitence.

N’oublions pas que saint François lui-même appelait l’ordre des franciscains du beau nom de l’ordre de la pénitence. Car la pénitence est la réponse de la liberté de l’homme au don de la grâce divine, elle est même la seule réponse possible : nous sommes parfaitement indignes de la plus infime bonté de Dieu parce que cela signifie qu’il se penche sur une humble créature. Lui, le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, se rend présent au milieu de son peuple, de sa propre initiative et sans qu’il soit contraint d’aucune manière. Et comme il est le Créateur, c’est toute la création qui bénéficie de sa générosité et qui se retrouve elle aussi, d’une certaine manière en pénitence. Son attention à la création montre que saint François a bien compris ce fameux passage de la Lettre aux Romains : Car nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l’enfantement (ch 8, v 22). N’est-ce pas là une expression de la pénitence ?

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