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Il est des nôtres… Et alors ?
a2, Brèves

Il est des nôtres… Et alors ?

Guillaume Luyt
28 mars 2019

Voici quelques lignes d’un jeune blog que nous faisons volontiers nôtres. Non seulement parce que nous les partageons pleinement mais aussi parce qu’elles nous semblent spirituellement salutaires. La promesse du Royaume n’est pas l’apanage de quelques élus mais le don gratuit de Dieu à l’humanité entière. À Rome, plus qu’ailleurs, prélats, monsignori et journalistes devraient se le voir rappeler quotidiennement. Ne pas vouloir de murs est une chose, ne pas enfermer ses prochains dans des étiquettes indécollables en est une autre…

(source)
Être des nôtres peut avoir un quelconque sens dans un match de rugby ou pendant une partie de cartes. Mais sûrement pas dans le déroulé d’une action politique ou religieuse. Pour que celles-là réussissent, il faut accepter le prix de l’inévitable trahison et conserver, malgré l’amertume, le cap. Cela implique aussi que l’action ne doit pas s’inscrire dans une finalité de réussite temporelle, mais qu’elle doit nécessairement avoir une vue d’éternité, car c’est dans l’éternité que seront récoltés les fruits des semences temporelles.
Être du pape ou contre le pape. On s’en fout. Notre fidélité est attachée à l’Église et non pas à la personne dépositaire des clefs du Royaume. Nous sommes catholiques, apostoliques et romains. Ni papistes, ni sédévacantistes. Romains. Faits de la fibre de l’Empire de Dieu et plaçant seulement en Dieu fait Homme notre espérance et notre salut.
Être d’un parti ou contre un parti. D’une chapelle ou d’une autre. On s’en fout. On veut le règne du bien commun et non pas celui des partis des mortels qui ne pourront jamais se détacher de l’odeur de pourriture qu’apporte la mort prochaine.
Les apôtres étaient douze. Deux ont trahi. Ils faisaient pourtant parti du clan des apôtres. Du parti des apôtres. Ils étaient on ne peut plus près de la Vérité. Mais ils ont failli. Nous ne ferons pas mieux qu’eux si l’on oublie que ce qui ne va pas dans le monde, comme le disait le génial Chesterton : « c’est moi ».

Guillaume Luyt